Comme son nom l’indique, l’équipe de Graffeur-Paris est principalement composée de fondus de graffiti, à l’ancienne, passionnés et puristes à souhait. Pour autant, étant des gens (à peu près) ouverts d’esprit on s’intéresse aussi à toutes sortes de domaines et d’initiatives, ayant trait à ce qu’on pourrait appeler la « culture urbaine ». Et, comme on est des gars (à peu près) sympas, on s’est dit que, de temps en temps, on allait essayer de partager avec vous nos petites trouvailles et autres coups de cœur. De vous faire croquer quoi. Et on commence now.

Le Street Art

Parmi ces autres domaines, sur lesquels on garde un œil, le street-art figure en bonne place, et en ce moment, il y a un artiste qu’on kiffe bien et sur lequel on voulait vous dire un mot. Il s’agit de « Polar Bear », street-artist basé à Paris, Belleville, dont il recouvre les murs de pochoirs, avec finesse et poésie. Top 5 des raisons de suivre de près son travail, et de découvrir son univers, sur les réseaux sociaux et IRL.
 

1- Le contraste N&B/Couleur saisissant

L’une de ses marques de fabrique : la majorité de ses sujets sont réalisés en N&B, mais avec UN élément coloré, en général dans une teinte assez vive, pour un contraste vraiment saisissant. Jugez plutôt.
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Street art par Polar Bear
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Petite fille par Polar Bear
A noter que PB (on peut t’appeler « PB », Polar Bear ?), propose également des variations de couleurs, en réutilisant les mêmes pochoirs. Vous avez kiffé le couple qui s’embrasse torse nu, ou la jeune femme sous le parapluie (nos 2 coups de cœur) ? Polar Bear vous en propose une ou plusieurs déclinaisons, en faisant varier les couleurs. Histoire de renouveler un peu le plaisir.
 

2- Il ne travaille qu’avec des matériaux trouvés dans la rue

Uniquement de la récup’. En soi, cette démarche n’a rien de révolutionnaire : il n’est ni le premier ni le dernier à faire ça. Pour autant, en plus du fait que ça reste une contrainte, et nécessite donc une certaine capacité d’adaptation de sa part, ce qui nous interpelle c’est que dans son cas, c’est directement lié à son engagement écolo, que l’on retrouve d’ailleurs dans son blaz’ et dans certains de ses sujets. La forme au service du fond. Et vice versa. Chapeau l’artiste.
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Collage urbain par Polar Bear

3- Le choix de ses sujets engagés…

Autre élément caractéristique de ses pochoirs : Polar Bear traite de sujets plutôt « engagés », qui, sans vraiment être « politiques » véhiculent des message de changements, de renouveau, et de résistance. Comme illustré ci-dessus, en faveur de la protection des animaux donc, mais aussi en réaction aux attentats ayant touché Paris cette année par exemple. Encore une fois, rien de révolutionnaire ou de très de polémique. Juste des messages positifs, en faveur de causes simples, et justes. Et en ce moment ça fait du bien.

4- …et/ou simplement poétique

Certaines de ses œuvres, au contraire, semblent s’affranchir de tout message et ne revêtir qu’un parti pris esthétique, purement et simplement. La beauté d’une femme, l’innocence d’une fillette, la grâce d’une danseuse ou d’une joueuse de violoncelle. On vous cachera pas qu’on est particulièrement touchés par la sensualité et la beauté de ses sujets féminins, qui reviennent comme une sorte de leïtmotiv dans son oeuvre. Sublime ; comme dit le poète, « La femme est l’avenir de l’homme ».
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Violoniste par l’artiste Polar Bear dans une rue de Paris

5- Des petites références à la pop-culture (qui passent crème)

Une petite Béatrix Kiddo par-ci, une petite Mathilda Lando (si quelqu’un demande « Qui c’est celle-là ? », on fait un massacre) par là, un petit Clint Eastwood… Tout ça est du meilleur goût reconnaissons le. On a les références qu’on mérite hein ? Et bien celles-là nous donnent envie d’en voir davantage, parce qu’on peut franchement trouver pire.
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Oeuvre urbaine du street artiste Polar Bear
 
Si on ajoute à cela le fait qu’on peut le suivre sur Instagram, sur Facebook, ou même aller à sa rencontre dans son atelier Bellevillois, pour échanger, et même acheter certaines de ses œuvres…
 
Infos Pratiques :
Les réseaux sociaux :
Où voir ses œuvres : Etant basé à Belleville, c’est en traînant dans ces environs que vous avez le plus de chance de repérer ces collages. En remontant le canal Saint Martin, notamment. Avouez qu’il y a plus désagréables comme ballade. Amoins que vous ne tentiez votre chance directement à son atelier ?  212 rue Saint Maur Paris. Au fond de la 3ème cour ! (De rien !)
Alors, vous adhérez ?  Vous détestez ?  On vous écoute !

Ben