Dans l’inconscient collectif, on a tendance à associer l’art du graffiti à la rebellion et à la transgression. Pourtant, en dehors de quelques manifestations plus ou moins importantes, et en fonction des quartiers de Paris, on a tendance à retrouver le graffiti (ou plus récemment le Street Art, plus grand public et accessible de l’art de peindre dans la rue) dans des galeries ou des espaces institutionnels, voire commerciaux. Il est finalement très rare de retrouver le tag et le graffiti dans une approche véritablement rebelle et en opposition à la société et aux institutions; même si cela peut arriver de temps à autres en fonction du lieu et du moment dans lequel vous vous trouvez.

Un commissariat de quartier pris d’assaut

Ce jour là, comme souvent, on se promenait dans le 19e arrondissement de Paris quand nous sommes tombés sur la façade de ce commissariat de Belleville. Le lieu semblait vraisemblablement à l’abandon à en voir le peu d’activités qui il y avait à l’intérieur, et surtout de par sa façade semblant désaffectée. Ce qui a particulièrement retenu notre attention, c’est cette immense tache de peinture de couleur cyan en plein milieu de l’enseigne du commissariat: comme si son auteur s’était emparé d’un extincteur et qu’il l’avait rempli de peinture pour s’attaquer frontalement à la façade du bâtiment! Un peu comme l’avait fait l’artiste KIDULT avec certaines grandes enseignes du monde du luxe.

Cette manifestation graphique n’a peut-être rien à voir avec une démarche artistique mais le symbole qu’elle représente est suffisamment fort pour que nous nous arretions devant afin d’immortaliser la scène en photo.

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RIP commissariat du quartier de Belleville