Quand les rues de Paris se transforment en livre d’histoire. Un titre un peu bébête et presque racoleur que l’on aurait pu trouver sur la couverture d’un ouvrage édité par la mairie de Paris pour valoriser l’histoire et la culture auprès de sa jeunesse… C’est pourtant ce que nous avons vécu en ce qui concerne l’histoire de Germaine Tillon, résistante et ethnologue française décorée de la Légion d’honneur.

Un livre d’histoire géant, ouvert dans la rue

Tout a commencé au cours d’une promenade dans le 19e arrondissement de Paris, précisément dans le secteur de Belleville. Nous arborions ses petites ruelles pour éviter la rue de Belleville et ses flots de badauds qui vous bousculent sans dire « pardon ». Et la, sacrebleu ! On tombe sur ce portrait. En toute sincérité, nous n’avons pas été subjugué par la qualité de la réalisation, et dans un premier temps ce visage était plus effrayant et intriguant qu’autre chose. Mais en nous attardant un peu plus sur ce portrait réalisé vraisemblablement à la peinture acrylique sur le store de cette librairie, nous avons pu constater qu’il s’agissait d’un hommage à une certaine Germaine Tillion, présentée comme résistante et ethnologue.Et là, il s’est passé quelque chose à la fois de très étrange et de très logique : nous avons tapé son nom sur Google et avons pu découvrir le parcours de vie exceptionnel de cette française,  décédée quelques années plus tôt.

Gros big up à Germaine

Ethnologue dans le sud algérien dans les années 30,  elle cherche à comprendre, mais aussi à aider ceux qui l’entourent. Elle s’engage ensuite dans la résistance au moment de la débâcle: s’ensuivent arrestation, prison, camp de concentration où elle cherche encore à s’informer et à soulager la détresse de ses camarades. Au retour des camps, elle devient historienne de la déportation et de la résistance.

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