On aurait dû être préparé car le quartier de Belleville est particulièrement fourni en terme de fresques murales, graffitis, throw ups et tag. C’est même l’un des rares quartiers de Paris où la production graffiti est encore foisonnante et où l’on peut encore ressentir une certaine énergie dans la rue. Mais non. Nous, on était pas prêts. On avait une course à faire, on a pris la ligne 2, on est sortis de la station Belleville et on a commencé à descendre la rue du Faubourg du temple… Et là, Boom ! la claque visuelle !

Une collaboration entre deux bons artistes.

Lek est un artiste notoire du 1çème dont nous apprécions beaucoup le travail et l’approche à contre-courant du graffiti classique, bien avant « l’art contemporain urbain » et que ce postulat ne deviennent presque la norme. Stesi de son côté réalise souvent des fresques en solitaire et nous sommes aussi sensibles à son art et son travail de la texture et de la couleur. Un digne héritier encore actif de l’ère « Post Giger ». Et là, c’est un peu comme dans le monde de la musique, quand vous appréciez deux chanteurs indépendamment et que vous découvrez par hasard une collaboration qui fonctionne bien.

Un équilibre visuel qui n’était pourtant pas gagné

Dans cette fresque (qui semble dater d’il y a quelques années), l’harmonie graphique n’était – a priori – quelque chose d’évident : l’un travaille beaucoup avec les flous, les dégradés et les textures tandis que l’autre est plutôt sur les lignes nettes et géométriques (On l’a d’ailleurs souvent vu collaborer avec son compère Sowat qui rejoint déjà un peu plus cet esprit). Mais contre toutes attentes, cela fonctionne et même plutôt bien. Chapeau les artistes !

 

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