Il n’avait pas échappé aux spécialistes ou aux simples amateurs que le Street Art avait le vent en poupe ces dernières années. Et il n’était pas rare de découvrir chaque mois une nouvelle galerie exposant un artiste plus ou moins reconnu et plus ou moins talentueux. Au point qu’on avait tendance à en voir à toutes les sauces avec plus ou moins de réussite. Il semble que cette tendance arrive à sa fin de cycle. L’euphorie des premiers mois semble retomber et la crise actuelle autour du Corona Virus pourrait même lui donner le coup de grâce. 

Les plus gros poissons sont encore là

Bien sûr, tous les Graffeurs et Street Artistes n’ont pas totalement disparu des radars. Les plus gros sont encore là et continuent de vendre à des prix plus qu’honorables. Il y a bien sûr les incontournable comme les Jonone ou encore Space Invaders dont la Joconde en rubicube a récemment défrayé la chronique en se vendant à 480 200€ chez Artcurial.

Et ne parlons même pas de la superstar Banksy dont le nom est encore sur toutes les lèvres et continue d’être d’actualité avec ses happenings et interventions artistiques reprises sur tous les médias.

Graffeurs et galeries : la fin d’une époque ?

Non, on ne vous parle pas ici des ce type d’artistes. On parle des autres. De tous ceux que des galeries peu scrupuleux ont dû vendre monts et merveilles pour finalement leur claquer la porte au nez lorsqu’ils ont réalisé ne pas avoir affaire au nouveau Shepard Fairey. La mode est retombée on dirait. Tant pis et peut-être même tant mieux car la fin de cette époque donnera peut-être naissance à une autre. Une ère post Corona Virus où la qualité primera plus sur la quantité voire la saturation et où les artistes prendront peut-être plus le temps de choisir leur galeriste et proposer des oeuvres plus consistantes et pas uniquement destinée à la vente.

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Mona Lisa par Space Invaders